Nouvelle menace sur la Bièvre

samedi 25 juin 2011
par AVB

La Bièvre, exutoire naturel des eaux de ruissellement de son bassin versant, pourrait bien aussi devoir recevoir bientôt des eaux de station d’épuration.

C’est en tout cas ce que souhaite la CASQY (Communauté d’agglomération de St Quentin-en-Yvelines).

Actuellement, les eaux usées du territoire de la ville nouvelle sont dirigées soit vers la station d’épuration des Carrés de Réunion en tête du ru de Gally dont l’exutoire final est la Mauldre puis la Seine, soit vers la station d’Achères dont l’exutoire est la Seine.

La station de La Minière, située à l’est de la RD91 en amont de l’étang de la Geneste, ne sert aujourd’hui qu’à « relever » ces eaux usées pour les acheminer vers leur lieu de traitement.

La CASQY mène actuellement une réflexion sur la faisabilité de sa mise en service comme station d’épuration dont l’exutoire serait la Bièvre pour les eaux usées traitées d’un équivalent de 65000 habitants des communes de Guyancourt, de Voisins-le-Bretonneux, d’une partie de Trappes et de Montigny-le-Bretonneux.

Ce n’est pas une première. Cette solution avait déjà été envisagée lors du développement de la ville nouvelle (dans les années 70) et ce n’est que de justesse qu’elle n’avait alors pas vu le jour.

On se demande aujourd’hui comment on peut à la fois envisager une telle solution et répondre aux objectifs de qualité des eaux de la rivière imposés non seulement par la directive européenne « eau », qui a été traduite en droit français en 2004, mais également par les projets de réouverture de la rivière partout où cela est possible à l’aval, ce qui sous-entend une qualité irréprochable dès l’amont.

C’est un nouvel enjeu pour les AVB qui ne manqueront pas de faire connaître haut et fort leur ferme opposition à ce projet.