Dégradation des paysages agricoles

samedi 25 juin 2011
par AVB

L’environnement est au centre des actions des AVB. Cela concerne, bien sûr, la protection des espaces naturels et boisés ou la lutte contre les nuisances, mais aussi les espaces agricoles. En effet, ils participent, pour beaucoup, au cadre de vie de la région et à la sensation de vivre encore à la campagne.

Dans la vallée de la Bièvre, ces espaces sont rares : des champs cultivés par l’INRA autour de Vauboyen, des prairies essentiellement à l’usage des centres équestres comme aux Loges en Josas ou à Buc,…

Au nord de la vallée, on pénètre immédiatement en milieu urbain (Versailles, Vélizy, etc) ; au sud, au contraire, les routes et les chemins nous conduisent vers de larges espaces agricoles ouverts.

Dans la réflexion sur la préservation de ces espaces, deux axes sont importants.

Empêcher le mitage

Il s’agit d’interdire que certaines parties des parcelles changent de destination, en s’urbanisant par exemple, ce qui empêcherait leur exploitation agricole. D’autres activités, comme les pépinières et les golfs, bien que n’étant pas urbanisés, changent complètement l’aspect visuel du paysage agricole.

Protéger les lisières

Une autre caractéristique visuelle importante est la présence de lisières arborées tout autour des zones agricoles. Si l’on permet une urbanisation sur ces zones, l’aspect global du plateau de Saclay en sera changé. On a une idée précise du risque par une réalisation récente : Les « blocs » d’HEC, construits sur les anciennes terres agricoles de la ferme de Viltain.

Ces bâtiments choquent visuellement pour deux raisons : leur aspect inesthétique certes, mais aussi parce qu’ils s’interposent visuellement entre les espaces cultivés et la lisière des bois.

Le front urbain au sud du Plateau

Avec l‘urbanisation de la zone QoX (quartier ouest de Polytechnique), la mise en oeuvre du plan Campus et la réalisation d’un métro en surface, le risque est fort de créer un front d’urbanisation de Palaiseau jusqu’à Saint Aubin. C’est exactement l’inverse de ce qui a été promis dans les présentations du projet Campus.